Un lot qui dort en stock finit en invendus, et beaucoup de distributeurs refusent un produit trop proche de sa date. Cet estimateur compare le stock restant d'un lot à son rythme de vente et au temps qui reste avant la DLUO (ou DDM, date de durabilité minimale), en retirant le délai d'alerte que vous vous fixez. Il affiche les unités qui resteront à cette date, leur valeur, et le rythme de vente à atteindre pour tout écouler à temps, afin de décider aujourd'hui d'une action commerciale plutôt que de constater la perte.
L'estimateur commence par retirer le délai d'alerte du nombre de jours restants avant la DLUO : ce qui reste est la fenêtre de vente réellement utile, exprimée en semaines. Il multiplie ensuite cette fenêtre par vos ventes hebdomadaires moyennes pour obtenir les unités qui seront écoulées à ce rythme, dans la limite du stock. La différence entre le stock et ces unités écoulées constitue le stock à risque : ce qui sera encore là quand le lot entrera dans sa zone d'alerte. Cette quantité est valorisée deux fois, au prix de vente pour mesurer le chiffre d'affaires menacé, et au coût de revient pour mesurer l'argent déjà engagé. Le rythme nécessaire divise enfin le stock complet par la fenêtre utile : c'est le nombre d'unités à vendre chaque semaine pour que rien ne reste à la date d'alerte.
Le calcul suppose un rythme de vente constant, ce qui est rarement vrai : une saison, un salon ou un nouveau point de vente changent la donne. Utilisez-le comme un signal, pas comme une prédiction. Quand le rythme nécessaire dépasse nettement vos ventes actuelles, trois leviers existent : une offre commerciale ciblée sur ce lot, un déstockage vers un circuit qui accepte une durée de vie plus courte, ou un usage interne, en dégustation ou en base d'assemblage. Le coût de revient des unités à risque vous aide à fixer la remise maximale acceptable : au-dessous de ce coût, vous vendez à perte, mais au-dessus, chaque unité vendue vaut mieux qu'un invendu. Enfin, ajustez le planning de production suivant : un lot qui peine à s'écouler signale souvent un volume trop grand pour la demande.
Une bière stable et un café fraîchement torréfié n'ont pas la même sensibilité au temps. Fixez un délai d'alerte par famille, en fonction des exigences de vos distributeurs, et relancez l'estimation chaque semaine sur les lots concernés.
BrewReg suit les dates et les quantités restantes de chaque lot et vous signale ce qui doit partir en priorité.
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